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Être soi dans une relation

Continuons l'exploration de nos relations...


Il y a plusieurs années, j’étais en couple et j’ai déménagé pour prendre un nouveau poste à 400 km de notre lieu d’habitation : nouveau job, nouvel environnement, nouvelles rencontres...vous me voyez venir avec mes gros sabots.

J’ai accepté ce poste loin, en partie parce que c’était une opportunité professionnelle qui me faisait vraiment envie et en partie, parce que j’avais envie de me retrouver seule au quotidien et que je ne savais pas comment le mettre en place. Je ne m’autorisais même pas à le formaliser réellement par une pensée construite. Je me souviens uniquement de ces vagues d’angoisse que je ressentais. Je me sentais coincée dans un quotidien qui ne me correspondait pas, avec un homme que je pensais aimer mais avait du mal à supporter au quotidien et des ados que j’essayais d’accompagner comme je pouvais avec le sentiment permanent que je n’y arrivais pas.

Avec l’éloignement, le manque et la joie de retrouvailles a vite effacé mes doutes, et redonné un nouveau souffle à mon amour...jusqu’à ce qu’un séisme l’ébranle. J’ai tenu. Un jour en répondant au téléphone à la fin d’un été très conflictuel, j’ai ressenti une immense déception que ce soit lui au bout du fil. Et j’ai su. J’ai su que je devais prendre mon courage à 12 mains et mettre fin à cette relation.


Je n’aimais pas la personne que j’étais devenue. Je n’aimais plus notre relation. Je ne me sentais plus respectée, et comme nous faisons souvent, je me rejouais les scènes à la recherche de toutes les preuves de dysfonctionnement.


Pourtant, lui, n’avait pas changé. Il était fidèle à ses habitudes, à qui il était.

Et moi, je n’en pouvais plus de ne plus être moi même, de m’être pliée en 12 pour essayer de rentrer dans la case que je pensais qu’il avait pour moi. Pour faire ce que je pensais qu’il attendait de moi.


Pourquoi vous raconter cette histoire terriblement classique ?

Parce que souvent, dans une relation, qu’elle soit amoureuse ou pas d’ailleurs, nous n’osons pas être nous même. Nous sommes nombreux.ses (mais peut-être est-ce un trait plutôt féminin ?) à avoir pris l’habitude depuis toujours, au point que c’est devenu un fonctionnement totalement ancré, de nous adapter à ce que nous pensons que les autres attendent de nous.

Ce n’est même pas ce qu’ils attendent de nous, parce que bien souvent, nous n’en savons rien, mais ce que nous PENSONS qu’ils attendent de nous.

Et en agissant ainsi, nous faisons passer les besoins supposés de l’autre avant les nôtres. Souvent, nous attendons, qu’en contre-partie, l’autre à qui nous donnons tout, réponde à nos propres besoins, prennent soin de nous, anticipe nos désirs…

Et ça ne fonctionne pas...bizarre j’ai envie de dire;)


Ça ne fonctionne pas parce que personne ne peut prendre soin de nous si nous même ne prenons pas soin de nous. Personne ne peut répondre à nos besoins si nous n’y répondons pas nous même.

Les autres ne se comportent avec nous, que de la manière dont nous leur apprenons à se comporter avec nous.

Si nous ne prenons pas soin de nous, si nous ne considérons pas que nos besoins sont important, pourquoi l’autre penserait qu’ils sont importants ?

Si nous passons notre temps à nous dénigrer, nous auto-saboter, nous parler mal à haute voix, pourquoi l’autre nous considérerait bien ?

Si nous ne posons jamais de limites, pourquoi l’autre en respecterait ?


Lorsque nous nous engageons dans une relation en nous comportant de la manière que nous pensons que l’autre attend que nous nous comportions et non pas de la manière dont nous nous comporterions si nous nous aimions, nous soutenions nous-même, qu’offrons nous vraiment à l’autre ? Un faux-nous, quelqu’un qui n’est pas nous…


Et lorsque nous sommes engagé.e.s dans une relation de couple par exemple et que chaque jour, nous jouons ce personnage qui n’est pas nous, nous ne rencontrons pas vraiment notre partenaire puisque nous ne lui montrons pas vraiment qui nous sommes. Nous sommes en permanence en train de nous trahir nous-même créant ainsi des émotions de frustration, de rancœur et de ressentiment, que nous adressons souvent à notre partenaire.

Nous l’accusons de ne pas nous respecter, d’être égoïste, de n’en faire qu’à sa tête, nous lui sortons toute la panoplie….

Alors que c’est nous qui ne nous respectons pas, nous qui n’en faisons qu’à notre tête de vouloir jouer ce personnage qui n’est pas nous, nous qui mettons notre vraie nature en sourdine, bien étouffée...L’autre n’est qu’un acteur de notre histoire.

Et souvent, quand à bout, nous explosons, l’autre ne comprends pas ce qu’il se passe, ne comprends pas notre « pétage de plomb », notre « crise d’hystérie », et le fossé entre nous ne fait que se creuser....Jusqu'à ce que la rupture nous semble la seule issue possible.


Par exemple : pour moi, manger de bonne heure et léger le soir est important, parce qu’après j’aime travailler sur un projet ou lire ou discuter au calme, je suis plutôt couche-tôt. Admettons que mon compagnon aime manger tard, plutôt copieux ou grignoter devant la télé par exemple. Si chaque soir, je m’adapte à son mode de vie, à son alimentation, parce que je m’imagine que pour lui, c’est important que nous passions ce temps de « repas » ensemble...Il est fort à parier que je vais rapidement me sentir mal dans mon corps, parce que cette alimentation ne me convient pas et que je mange trop tard. Je vais aussi peut-être ressentir de la fatigue d’être confrontée à la télévision, que personnellement je ne tiens pas du tout à regarder et dont je pense qu’elle nuit à nos échanges et parce que je me coucherais plus tard que ce que je voudrais vraiment. Je vais donc développer du ressentiment de ne pas partager un moment de qualité, et de la fatigue d’être tard devant la télé alors que ma vraie envie était d’aller lire au calme.

Si je fais cet effort un jour, ça ira, mais si je fais cet effort chaque jour, je ressentirais : fatigue, ressentiment, colère parce que l’autre ne fait jamais l’effort, lui, de manger tôt et léger.


Mais est-ce que je lui ai exprimé mon besoin et mon point de vue ? Non pas pour qu’il y réponde, lui, mais pour qu’il les connaisse, déjà, commençons par le début. Puis, pour qu’il comprenne que je ne partage pas les mêmes envies que lui en ce qui concerne l’organisation de nos soirées.

A partir de là, la question est quelles sont les besoins et attentes de chacun et comment trouver un compromis pour que chacun réponde lui-même à ses propres besoins ? Si nous sommes tous les deux d’accord comment faire un effort un soir par semaine par exemple pour partager le mode de vie de l’autre ? Ou décider que ce sont des moments importants pour chacun de nous, que nous acceptons d’organiser nos soirées différemment, de manger chacun à des heures différentes et que dans notre fonctionnement, nous partageons d’autres moments.


Parce qu’au fond, rien n’est figé, tout est à inventer, pour chacun de nous, au singulier comme au pluriel.

La seule chose à laquelle nous devons être fidèle pour pourvoir être bien avec l’autre est nous-même.


Est-ce que cela vous parle ? Est-ce que vous aussi, vous avez facilement l’habitude de vous adapter à ce que vous imaginez que l’autre attend de vous ?




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