La leçon des chaussures

Aujourd'hui, pour rester dans la légèreté, j'ai envie de vous faire partager une anecdote que j'ai vécu la semaine dernière et qui, l'air de rien, est révélatrice de beaucoup de choses : j'ai acheté une paire de chaussures, sans repérage préalable, en moins d'une heure!!

Ceux qui me connaissent depuis longtemps reconnaitront l'exploit personnel : le sujet des chaussures est un thème sur lequel j'ai épuisé la patience de beaucoup de monde, ma mère en premier lieu lorsque j'étais ado. Il y a rarement des modèles qui me plaisent, puis une fois que j'ai un modèle en tête, je ne le trouve pas ou pas en ma taille ou c'est trop cher puis je ne sais plus, tu crois que ça me va ? Oui mais c'est pas très pratique et puis je ne suis pas à l'aise avec des talons...vous voyez l'esprit ?


La semaine dernière, mon constat était que je n'avais plus de chaussures portables (âgée de moins de 5 ans et qui ne me couvrent pas les pieds d'ampoules au bout de 200m) et un week-end où j'allais devoir marcher en ville en perspective.

Je suis montée sur mon vélo et partie vers LA boutique qui vend des chaussures confortables pour marcher, avec dans l'idée une paire de ballerine noire. Point de ballerine noire à l'horizon, mais uniquement une paire tressée argentée que j'ai refusé tout net lorsque la vendeuse me l'a proposée.

Puis, j'ai appuyé sur pause ; j'ai scanné ma petite garde robe et me suis dit « en réalité, elles iraient avec tout et représentent un changement de style...ça pourrait être une partie de la nouvelle moi ».

Je les essayé : le confort absolu...reste que je n'étais pas convaincue à 100 % du look...j'ai envoyé 2-3 messages pour demander des avis, et suis partie faire le reste de mes achats me donnant ainsi quelques minutes de réflexion.

Je me disais : "J'ai vraiment besoin d'une paire de chaussure aujourd'hui - Le confort est mon critère n°1, il faut que ce soit féminin aussi - C'est la fin des soldes, je ne me suis pas bougée avant, il ne reste plus grand chose - je n'ai pas envie d'y passer l’après-midi"

Il m'est apparu assez rapidement que l'action la plus bénéfique pour moi était de me décider, et de choisir ces chaussures là.

Elles ne sont pas parfaites - ok.

Il y a un petit risque de mamie-look...ok. Soit.

Aujourd'hui, j'ai besoin d'une paire de chaussures et je n'ai pas envie d'y passer la journée.

Alors, je me suis décidé, et j'ai acheté ces chaussures...

Et en remontant sur mon vélo, j'ai ressenti une émotion immense de bien-être et d'estime de moi. Non pas parce que j'avais les chaussures de mes rêves dans mes sacoches, mais parce que j'avais acheté une paire de chaussure remplissant mes critères, en une heure. J'avais gardé en tête mon objectif de trouver rapidement et de consacrer le reste de mon aprés-midi à mes autres projets.

Ce jour-là, c'était ce qui était le plus important pour moi.

Parce que cette nouvelle moi avait décidé ! Et cette petite décision insignifiante signifiait au contraire beaucoup et soulignait une grande évolution...


Aujourd'hui, je suis devenue quelqu'un qui décide et qui passe à l'action. C'est reposant et vivifiant

Alors pourquoi je vous parle de ça? Parce que nous sommes nombreux à nous perdre dans l'indécision, de manière systématique, quasi pathologique, et que ce n'est pas une fatalité. Notre capacité à prendre des décisions, comme toutes nos capacités, peut se développer, se muscler.


Pourquoi est-ce important ? Parce que si nous ne prenons pas de décisions, nous restons bloqués à un carrefour, nous ressentons alors, souvent, des émotions négatives : d'immobilité, de blocage, de souffrance, d'impuissance, de frustration. Parfois, on se laisse porter par les décisions des autres et ainsi ne nous sentons pas maitre de notre vie, créant à la longue des émotions de ressentiment, d'impuissance, de fatalité.


L'indécision tue nos élans, nos projets.

Prendre une décision, et s'y tenir, libère. Cela libère notre temps, notre énergie, notre créativité.


Sur ce blog, et dans ma pratique d'accompagnement, je vous invite à considérer que votre bien-être ne dépend pas de circonstances extérieures et que vous êtes capables de le trouver à chaque instant avec un peu d'entrainement. Nous parlerons de cela plus tard, pour le moment, je vous propose de me laisser le bénéfice du doute et de considérer ce point de vue.

Si nous revenons sur le sujet de la décision : quelque soit le choix que vous faites, vous trouverez donc le bien-être, puisqu'il ne dépend pas des circonstances extérieures. La question à se poser est donc : si, dans tous les cas je vais me sentir bien, est-ce que je veux vivre plutôt l'expérience A ou l'expérience B ?