Pensées alternatives

Cette semaine, je travaillais avec une cliente…lorsque, à un moment, je lui proposais une nouvelle pensée et elle m’a répondu « c’est dur à avaler ».

Souvent, je vous ai parlé ici du fait que ce sont les pensées que nous avons à propos des circonstances qui déterminent l’expérience que nous vivons. Je vous ai présenté aussi dans l’article intitulé « Le Model », un outil précieux The Model, développé par Brooke CASTILLO qui permet très rapidement d’identifier les liens : Circonstances, Pensées, Émotions, Actions et Résultats. Je vous ai aussi un peu parlé des Model intentionnels.

C’est-à-dire que lorsque nous identifions une pensée qui ne nous sert pas, qui nous met dans une émotion ne nous permettant pas de réaliser des actions entrainant les résultats que nous souhaitant dans nos vies, nous pouvons décider consciemment de changer ces pensées.

Attention ! Encore une fois, il ne s’agit pas de penser en permanence des pensées positives qui nous plongent dans la joie ! Nous pouvons tout à fait décider consciemment de penser des choses négatives à propos de certaines circonstances…la vie est faite de 50/50.

Il ne s’agit pas non plus de refouler toute pensée qui entraine une émotion que nous jugeons négative ou désagréable…une fois de plus, la première étape reste d’identifier et d’accepter ces pensées et émotions…leur faire de la place pour en écouter l’enseignement, accepter de les ressentir.

Vient ensuite le moment où nous pouvons choisir d’adopter une nouvelle pensée pour créer une nouvelle réalité…nous pouvons imaginer toutes ces pensées qui nous attendent…Imaginons-nous dans un cocktail ou une réception et un serveur vient nous offrir toutes les pensées disponibles sur un grand plateau en argent…laquelle choisissons-nous ? Ce plateau est vraiment immense…en réalité, ils sont deux pour le tenir et nous le présenter, il y a une foule de pensées là-dessus, alors, regardez….Laquelle choisissez-vous ?

Maintenant, est-ce que cette pensée vous est facile à croire ? ou est-ce que, comme ma cliente, vous vous dites « c’est difficile à avaler » ?

Si cette nouvelle pensée vous parait difficile à avaler…peut-être faut’ il prendre le temps de regarder de nouveau sur ce plateau et regarder s’il existe une autre pensée qui marque une évolution par rapport à la pensée « ancienne-à remplacer » et qui soit plus facile à croire pour vous aujourd’hui. Il s’agit souvent de pensées plus proche d’une forme de neutralité, peut-être moins enthousiasmantes au début…

Par exemple, si la pensée que nous avons choisis de remplacer est « J’ai les pieds les plus moches de la Terre» (allons-y franchement…mais avouez, combien d’entre-nous se sont dit des choses pareilles, un jour ? Est-ce que ça nous est utile ? Est-ce que ça change quelque chose ? Est-ce que ça nous permet d’avancer ?...Nous sommes bien d’accord)…Donc, si nous pensons « j’ai les pieds les plus moches de la Terre » et que nous avons envie de choisir la pensée « Mes pieds sont à croquer »…il y a des chances que cette pensée ne soit pas acceptable pour notre cerveau…le pas à franchir est trop grand, tout simplement.


Nous pouvons donc choisir des pensées intermédiaires que nous allons pratiquer jusqu’à ce qu’elles soient intégrées avant de passer à la pensée suivante…ça pourrait donner par exemple :

· Pensée 1 : J’ai des pieds

· Pensée 2 : Ce sont mes pieds

· Pensée 3 : Grâce à ces pieds, je peux marcher (nous commençons à leur reconnaitre quelques bénéfices 😉 )

· Pensée 4 : Je suis reconnaissante à mes pieds de me permettre de marcher

· Pensée 5 : J’aime mes pieds parce qu’ils me permettent de marcher

· Pensée 6 : OH, j’aime bien ce petit grain de beauté sur mon pied

· Pensée 7 : Mes pieds sont mignons

Vous voyez l’idée ?

J’utilise souvent des comparaisons avec le sport : si nous décidons de nous mettre à la course à pied, nous n’allons pas courir un marathon directement sans échauffement. Nous allons commencer par courir des fractionnés de 2 minutes / 1 minute de marche peut-être…puis courir 20 minutes, puis 1h, puis 10km et au bout de plusieurs mois ou années, nous serons capables de courir un marathon. C’est un apprentissage, un entrainement qui demande du temps, de l’engagement, de la persévérance et des efforts. Ça demande aussi d’accepter de passer par des paliers où nous avons l’impression de ne plus progresser…C’est tout un processus par lequel nous passons pour atteindre notre objectif.

Lorsque nous choisissons de rééduquer notre cerveau, c’est la même chose : c’est un apprentissage, qui passe par un processus, ça demande de l’engagement et de la persévérance…Alors de la même manière que nous ne courrons pas un marathon sans préparation, acceptons d’entrainer notre cerveau à considérer que ces pieds là sont les nôtres avant de lui demander de les trouver choupinets. Sinon, il n’y croira tout simplement pas. Et comme quand notre corps nous dit stop au moyen d’une entorse, notre cerveau nous dira stop à sa manière (il est assez créatif pour ça).